zoom libre

De Moscou à Tbilissi…

  • Auteur : LALM
  • Rubrique : zoom on you
  • Date : 24/02/2010 13h03

Journaliste et photographe en Géorgie, Louis-Antoine Le Moulec nous fait partager son expérience du « grand empire russe ».

Tout a commencé à Moscou où j’ai étudié pendant deux ans à l’université de l’Amitié entre les Peuples. En double diplôme franco-russe de sciences politiques, j’ai découvert la culture et les us du plus grand pays du monde, ô combien fascinants. Néanmoins après deux ans d’études et de journalisme au Courrier de Russie et pas mal d’excursions à travers le pays, l’envie de découvrir une autre région du « grand empire russe » m’a saisie. Après avoir visité pendant quelques semaines l’Arménie, par laquelle j’ai été séduit, je me suis dit que la Géorgie voisine serait ma prochaine destination.

L-A Le Moulec

Après quelques mois en France, de retour sur le plancher des vaches, j’ai pris mon billet pour Tbilissi avec pour projet de travailler comme journaliste pour l’hebdomadaire anglophone Georgia Today. Arrivé le 12 janvier, je me suis vite rendu compte que la vie de la rédaction et l’engouement des journalistes pour leur métier restaient relativement limités. Travaillant surtout pour leur salaire, et faisant fi de toute la déontologie du journalisme, l’émulation n’est pas vraiment le quotidien de la rédaction. Des problèmes financiers frappent également le groupe média propriétaire du journal, ce qui implique des impayés de trois mois et une réduction des salaires de 30% à 40%. De ce fait, je commence à diversifier les publications et fait également des traductions franco-russes, tentant de multiplier les projets tout en découvrant le pays.

L-A Le Moulec

Néanmoins, la vie à Tbilissi est très agréable, et j’avoue qu’en tant que journaliste, il y a tout à faire tellement le pays est riche en histoire et en témoignages et du fait que peu de journalistes occupent la place en comparaison avec la France où près de 45.000 journalistes arpentent le pavé… Le choc culturel après la Russie est saisissant. L’hospitalité des gens ainsi que l’art de vivre, gastronomie comprise, font de l’ancienne Tiflis une ville relativement agréable. La proximité de la nature, des montagnes et des vallées ajoute à la qualité de vie de la capitale. En un quart d’heure, nous voilà au milieu des bergers dans les steppes orientales ou au pied des pistes de ski de Bakuriani ou Gudauri.

L-A Le Moulec

Enfin, les rencontres, augmentées de la volonté d’investigation et de compréhension du journaliste, sont une véritable aventure quotidienne. La rencontre avec l’étranger étant quelque chose de sacrée dans la culture traditionnelle géorgienne, les contacts humains sont toujours un grand moment de plaisir et un véritable échange de cultures. Dans le cadre de mes recherches de sujets, mes premières rencontres se sont avérées particulièrement intéressantes et toujours aussi riche. L’inattendu s’avère être toujours au rendez-vous…

L-A Le Moulec

Photos, articles et témoignages à retrouver sur le blog de Louis-Antoine
Les échos de Tbilissi

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