chroniques

Calcul de l’espérance de vie des ministres

  • Auteur : Clarisse
  • Rubrique : politique, zoom libre
  • Date : 19/03/2010 17h38
  • Réactions : 3 commentaires

Les ministres ont plutôt intérêt à ne pas se faire remarquer, car aucun de ceux engagés dans la course n’est bien placé pour faire gagner sa liste dimanche prochain.

Défaites personnelles

À deux jours du second tour, la question du remaniement est désormais ouvertement posée dans la majorité. Avec le maintien du Front National, et un réservoir de voix trop faible qui favoriseront mécaniquement la gauche, les ministres n’ont cas bien se tenir.

Quatre ont déjà été distancés dès le premier tour :
Xavier Darcos – Aquitaine
Dominique Bussereau -  Poitou-Charentes
Bruno Le Maire – Haute-Normandie
Valérie Létard – Nord-Pas-de-Calais

Quatre autres n’ont pratiquement aucune chance de virer en tête dimanche :
Valérie Pécresse –Ile de France
Alain Joyandet – Franche-Comté
Alain Marleix – Auvergne
Hervé Novelli – Centre

Officiellement, l’Elysée s’en tient toujours à la ligne fixée par le président : «élections régionales, conséquences régionales » avait prévenu Nicolas Sarkozy. Mais en cas d’échec sévère pour la droite, le remaniement pourrait être plus important que prévu.

Qui va être éjecté en premier ?

Les ministres d’ouvertures pourraient bien en prendre pour leur grade : Martin Hirsch, Fadela Amara ou Bernard Kouchner ? Très contestés par les parlementaires UMP, accusés de renforcer la gauche, et à la tête de portefeuilles ministériels prisés, ces trois têtes sont sur la sellette et Bernard Kouchner semble le plus près de la porte.

Il a tué un policier hier, François Fillon pourrait le payer aujourd’hui. D’habitude populaire dans les sondages,cette fois-ci François Fillon n’est pas épargné : un sondage BVA a réclamé à 37% son départ de Matignon. Depuis des mois qu’il tient le coup, la débâcle du deuxième tour pourrait lui être fatale.

Envoyé au casse-pipe en Aquitaine, Xavier Darcos est l’un des ministres les plus en difficulté pour le second tour des régionales. Néanmoins, le chouchou de Sarko, ministre du travail et des relations sociales sait déjà sa place au chaud. Il aura pour mission de piloter la grande réforme des retraites. Grillé pour grillé, il est certainement le mieux placé pour la mener.

Qui n’aura pas de poste ?

Depuis la défaite du premier tour, les chiraquiens affûtent leurs arguments. Ils formulent déjà quelques priorités pour l’après régionales en attendant la réunion de mardi à l’Assemblée nationale, sous la houlette de Jean-François Copé. Il ne faut pas trop rêver quand même, les sarkozystes ne sont pas prêts d’oublier ceux qui leur ont craché dessus.

«Ils n’ont pas compris que notre objectif n’était pas de rentrer au gouvernement, ce que nous voulons, c’est faire vivre les sensibilités à l’intérieur de la majorité», corrige François Baroin. Avant de rentrer dans la case « chiraquien, sarkozyste compatible», il va falloir encore ramer un peu.

Source : Flickr/Cpolitique
Source : Flickr/Cpolitique

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Clarisse
Après quelques études, Clarisse voue un culte dévot pour les pois, le kitsch et l'information de premier plan. Apparentée à Mickey pour son caractère et sa voix de fausset (dans les voix off), Clarisse est aussi la représentante légale de Zoomout.fr et de Wedo Studios.

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3 réactions

  1. Petit tas | visiteur 20/03/2010 | 00h47

    Une question naïve: si j’ai bien compris ton article, le seul ministre à s’être présenté aux régionales et qui risque concrètement quelque chose (sans complètement risquer sa peau) c’est Xavier Darcos? Ce serait con que Martin Hirsch paye pour Valérie Pécresse par exemple… (D’ailleurs, j’ai loupé une étape peut-être, mais je pensais que Martin Hirsch n’était pas ministre mais haut-commissaire).

  2. Clarisse | zoomer 20/03/2010 | 12h34

    C’est vrai Martin Hirsh est haut-commissaire, pas ministre mais il fait partie des personnalités d’ouverture qui agacent au sein de la majorité. Il ne se prive de prendre ds positions à contre-courant, de critiquer le débat sur l’identité nationale. Si le gouvernement se droitise à la suite des élections, il est probable qu’il saute.

    Quant à Darcos, je le vois comme le fusible de Sarko, un peu comme Juppé au temps de Chirac.

  3. Petit tas | visiteur 23/03/2010 | 08h10

    Tu avais tout à fait raison: Xavier Darcos est bien le seul ministre candidat aux régionales à avoir sauté.

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