BOUTIQUE : COMME À LISBONNE
Pour une pause gourmande, je vous suggère un petit tour rue du Roi de Sicile dans le Marais. Au numéro 37, une petite boutique ouverte cet l’été, confectionne traditionnellement les célèbres « pasteis de nata », pâtisseries lisboètes. Demandez qu’ils soient saupoudrés de cannelle, emportez-les ou dégustez-les avec un bon petit café au comptoir, si il reste de la place. En effet, l’endroit est très étroit mais ne loupez pas les quelques étagères où trônent des produits d’épicerie fine portugaise (fleur de sel de l’Argarve, vinho do Porto, conserves de Polvo de Cebolada, etc) et des objets issus de l’artisanat portugais comme le fameux coq de Barcelos.
Quelques m² et une petite douceur, ça suffit pour quitter Paris le temps d’un goûter !
Lieu : « Comme à Lisbonne », 37 rue du Roi de Sicile, Paris 4eme. Tél. : 07 61 23 42 30. Ouvert du mardi au dimanche de 11hà 20h.
Tarifs : 2e le pasteis.
LIEU : FOIRE – BROCANTE
Avec ces températures douces, je vous conseille cette semaine une ballade sur l’ile des Impressionnistes de Chatou. Deux fois par an (deuxième quinzaine de mars et fin septembre), la célèbre foire nationale aux antiquités, à la brocante et aux jambons s’y installe.
Sur 4 hectares, le lieu emblématique devient le paradis des chineurs. Plus de 800 exposants, experts, brocanteurs, venus de tous les coins de France, proposent leurs dernières trouvailles. Jambons et produits du terroir sont aussi mis à l’honneur. Installés boulevard Voltaire, salaisonniers et charcutiers offrent un large éventail de spécialités gastronomiques, de toutes les régions de France. Mon petit coup de cœur va au stand de charcuteries corses.
Ce joyeux bric à brac est à découvrir, que vous soyez simple flâneur ou à la recherche d’anciens trésors !
Lieu : «Foire nationale aux antiquités, à la brocante et aux jambons», île de Chatou dite l’île des Impressionnistes (78). Tel : 01 34 80 66 00. Jusqu’au 2 octobre. Tous les jours de 10h à 19h.
Tarif : 5€ l’entrée
EXPO : EDVARD MUNCH, L’ŒIL MODERNE
Le centre Pompidou propose cette saison un nouveau regard sur l’œuvre d’Edvard Munch (1863-1944), suite à la découverte, dans les archives du Munch-Museet, d’un film de six minutes tourné par l’artiste lui-même en 1927. Le film révèle un tout autre homme, un artiste moderne loin du solitaire tourmenté, célèbre pour ces grandes huiles sombres et torturées. Les deux commissaires de cette exposition adoptent ce postulat et proposent, à travers douze thématiques, une nouvelle réflexion sur la modernité de Munch.
Le visiteur est invité à découvrir 140 œuvres, des peintures mais aussi des photographies, des gravures, des dessins, ou encore des sculptures. Le parcours n’est pas chronologique. L’artiste norvégien répète ou réinterprète ses tableaux, et travaille les mêmes sujets. L’expo insiste sur l’influence de ses voyages, de ces lectures (presse internationale et magazines illustrés) et sur l’appropriation de nouveaux médias (le renouveau de la scène théâtrale, le film ou encore la photographie). Ainsi il tente d’absorber le temps, de rendre ses tableaux plus intenses, plus vifs. J’y ai découvert un Munch alerte, combatif, et qui vit avec son temps.
Les commissaires rappellent que la plupart des œuvres de Munch ont été réalisées après 1900 et que l’artiste norvégien est mort la même année que Mondrian.
Cette nouvelle approche mérite le détour.
Dates : « Edvard Munch, l’œil moderne» jusqu’au 9 janvier 2012.
Lieu : Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, Paris 4ème. Tél. : 01 44 78 12 33. Tous les jours sauf le mardi de 11h à 21h. Nocturnes le jeudi à 23h.
Tarifs : plein tarif 12€, tarifs réduits 9€ pour les 18-25 ans et les étudiants des écoles d’art, (billet valable le jour même pour toutes les expositions).
Nota Bene : Visites commentées en français les samedis à 15h30 et certains mercredis soirs à 19h.



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