Et voilà, on le savait, François Hollande sort grand vainqueur dans cette lutte plus qu’acharnée pour la conquête de l’Elysée, à travers cette belle rampe de lancement que sont les primaires PS. Avec plus de 55 % des voix, voilà que l’ancien premier secrétaire du Parti Socialiste, qui a tout de suite appelé Lionel Jospin après sa victoire, s’érige en chevalier de l’anti-sarkozysme comme il y a eu, mesdames, messieurs, un anti-giscardisme le temps d’une décennie.
Ah Mitterrand, ce refrain qu’on entonne souvent afin de se remémorer une époque où la gauche était un espoir, espoir parti très loin dans le cœur des militants qui ont considéré ses primaires comme un combat de chefs uniquement assoiffés de pouvoir. Martine Aubry et François Hollande, qui ont ferraillé dur dans cette guerre ambitieuse, se doivent, maintenant, de combiner avec toutes les forces d’opposition pour assouvir ce désir immense de sacrifier Nicolas Sarkozy sur l’autel de l’alternance.
Alors, François Hollande devra, c’est clair, se montrer silencieux dans l’arène médiatique. « Bonsoir, j’ai gagné, tout le monde le sait, les médias, les militants, l’UMP et le radoteur Copé ! C’est bon, on peut y aller, ramenez-moi le programme qu’on le travaille correctement, construisons une présidentielle personnalité, et à nous l’Elysée ! » Telle est la pensée Hollandienne, leitmotiv qu’il chantera et que l’on connaîtra aussi parfaitement que les refrains de Johnny Hallyday ou de Claude François, ces stars oubliés de notre jeunesse, à juste titre.

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