Slavery Footprint est une campagne virale menée par la Fair Trade Fundation (FTF) pour sensibiliser le public sur sa responsabilité dans l’esclavage moderne. Par esclaves modernes, la FTF pense à tous les travailleurs qui sont contraints de travailler sans rémunération ou pour une somme dérisoire et qui n’ont pas la possibilité de fuir. Employés de maison, esclaves agricoles, ouvriers sans-papiers, migrants exploités, en tout plus de 27 millions de personnes sont concernées.
Au delà du pur bijou d’animation, la prise de conscience
11 questions ont suffi à déterminer le nombre d’esclaves qui travaillent pour moi : 25. Et j’habite dans un deux pièces, ne possède pas de véhicule, et ne mange pas de viande tous les jours. Grâce au hashtag #slaveryfootprint je me suis rendue compte qu’avec mes 25 j’étais une petite joueuse. @nwcampos en a 36, @solodovePR 54 et @Giacomo_Pastore 74. Au-delà du chiffre, je découvre que la plupart des esclaves à mon service ne sont pas qu’en Asie du sud-est. Ils habitent aussi les Etats-Unis, l’Australie et la Russie. Enfin, dans l’analyse de mes résultats, mes principaux domaines d’impact sont cartographiés : mes 25 esclaves me nourrissent, m’habillent et me divertissent avec des gadgets électroniques. Et vous combien en avez-vous ?
Le médium du futur
Dans la même veine, Playspent nous propose de survivre un mois dans la peau d’un américain ayant perdu son job. L’idée ? Ressentir la détresse et l’extrême précarité qui en résulte. Comme pour Slavery FootPrint, les infographies et les animations sont pertinentes et techniquement très réussies. Elles titillent à merveille les grands enfants que nous sommes. Le ton est parfois même assez léger sans rien enlever au fond du problème, et dans certains combats, ça relève de la prouesse.
Pour toucher la génération Y, les enfants de la crise mais surtout ceux du web, le militantisme interactif est plus qu’une bonne idée. Déjà 1 million de personnes ont déjà testé leur Slavery Footprint, et le site se répend aussi vite sur la toile que le plus mauvais des Lolcats. Intéractives, ludiques et sans culpabiliser à tout prix, ces initiatives n’ont pas fini de nous surprendre.


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