chroniques

Retroaction #28 // Donkey Kong Rescued

  • Auteur : Antoine
  • Rubrique : culture, zoom libre
  • Date : 25/11/2011 10h23
  • Réactions : 1 commentaire

Après s’être passé en revue quelques belles tranches de bandes originales de films, pourquoi ne pas évoquer ces grandes épopées dont je suis le héros ? Les jeux vidéo ont eux aussi leur part de grandes bandes originales, inédites et toujours flirtant avec les sonorités et les techniques du moment.

En 1995 sort Donkey Kong Country 2 sur Super Nintendo, développé par Rare. David Wise qui avait déjà composé la musique du premier opus reprend du service et livre encore une fois la bande originale qui ne manquera pas de nous hanter après plusieurs heures de jeux.

Si j’ai choisi ce volet de la saga, ce n’est pas parce qu’il est meilleur que les autres, mais parce que la musique de David Wise (qui a aussi composé la musique du 3), n’a jamais aussi bien su s’adapter à l’univers du DKC, le plus noir et le plus inquiétant des trois. Nous ne sommes plus en effet sur l’île de Donkey, en forme de tête de singe, nimbée de lumière et de cocotiers, mais sur celle du Dr. K. Rool, qui a kidnappé Donkey et le maintient sur son île à tête de crocodile, haute, sombre, nuageuse, flottant dans une marre de lave et d’épaves de navires.

La musique purement analogique, composée de samples de parquet grinçant et de sons d’accordéons, flute ou piano synthétisés, est toujours ponctuée de percussions très inventives et tout aussi synthétiques. Inspirées des rythmiques africaines, elles sont la marque de fabrique de David Wise, mais également le liant de la bande originale, faisant référence permanente au pays de Donkey. Comme K. Rool est un pirate, une grande part de la bande originale s’inspire de ce thème pour nous plonger dans une ambiance « Pirates des Caraïbes 1.2 », pas déplaisante du tout, voire sympathique (Snakey Chantey). Très vite pourtant, alors que le joueur progresse dans le jeu et découvre le monde ravagé du Dr. K. Rool, les pirates rigolos laissent place à des ambiances plus pesantes, parfois teintées de mélancolie (Forest Interlude), parfois franchement inquiétantes alors que se déchaînent les percussions (Lost World Anthem).

Associée à un gameplay particulièrement compliqué comparé aux deux autres opus, la bande originale marque le joueur au fer rouge, certains titres lui rappelant le gout métalique de la défaite comme celui du sang dans la bouche après une manchette bien ajustée.

POUR ECOUTER

Image de prévisualisation YouTube

Le très « ambient » Stickerbrush Symphony du niveau Bramble Scramble.

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Kannon’s Klaim, où les coups de canon du titre sont donnés par le joueur.

DavidWise_DonkeyKongCountry2

à propos du zoomer

Antoine
A l’origine, il y’a eu les Beatles. Et puis la guitare, les études d’architecture, la guitare électrique, les CD, les vinyls, le poster de Simonon qui brise sa basse, les pantalons étroits, les bottines, les concerts, les pogos, les bottines sales. En parallèle de tout cela, un amour pour « le rock », au sens large, c'est-à-dire pas grand-chose au début et tout aujourd’hui, alors que cet amour grandit et se ramifie encore et encore.

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1 réaction

  1. Julien | zoomer 29/11/2011 | 16h19

    Cette soundtrack n’a (presque) pas pris une ride et elle mérite bien sa place aux cotés d’un bon nombre d’albums new wave de l’époque. Bien joué car il ne doit pas y avoir beaucoup de chroniqueurs assez avant-gardiste et nostalgique pour s’attaquer à la BO de DKC 2 en 2011.

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