Un code sacrificiel
La nécessité pour un Musulman de recourir à la dhabiha, c’est-à-dire à l’abattage rituealisé des animaux avant de consommer leur viande répond à deux choses. Tout d’abord l’obligation d’égorger permet de s’assurer que la viande qui sera consommée est une viande fraîche et non celle d’un animal mort. Elle est donc sanitaire et tout aussi sanitaire que l’interdiction de consommer du porc dont on peinait à conserver la viande dans de bonnes conditions dans l’Arabie du VIIe siècle. La seconde raison est que cette consommation est un acte de grâce. Le sacrifice est ici une forme de communion avec Dieu et permet donc au croyant de consommer sans gourmandise. Cependant, le terme « halal » signifiant : « ce qui est autorisé », on ne peut s’empêcher de souligner ici son utilisation restrictive actuelle.