Festival de Cannes : le bilan

PRW
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Ça y est Tim Burton et le jury ont rendu leur verdict. Au terme d’une édition où la sélection officielle aura fait pâle figure, le palmarès a malgré tout réussi à faire honneur à une tripotée de films qui valent largement le détour.

La palme d’or : Uncle Boome who can recall his past lives de « Joe » Apichatpong Weerasethakul.

Pas vu, pas pris. On a malheureusement raté le film du très brillant réalisateur thaïlandais, mais connaissant son cinéma et son sens de l’image, on ne peut que se féliciter de ce choix courageux, qui récompense un cinéaste atypique.

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Le festival de Cannes, c’est très très fort !

DR
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Après une petite semaine à arpenter la Croisette en long en large et en travers, premier petit bilan de cette soixante-troisième édition du Festival de Cannes entre révélations, déceptions et grosses arnaques.

Les révélations.

Et l’on va commencer par les révélations. Dès le premier soir, on s’est pris une grosse claque avec le documentaire Benda Bilili !, qui a ouvert la Quinzaine des réalisateurs. Le film de Renaud Barret et Florent de la Tullaye nous narre les aventures du groupe kinois, Staff Benda Bilili, nouveaux chouchous des festivaliers. Composé de musiciens des rues atteints de la polio, mais qui n’en restent pas moins des bêtes de scène, on s’est marré, on a été ému et on a vu un film social et très politique. Très très fort…

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Soul brother

© Wild Bunch Distribution
© Wild Bunch Distribution

Accroché à l’âme perdue d’un mort, Gaspar Noé survole Tokyo dans « Enter The Void », expérience sensorielle et mystique sous influence tibétaine. Mais, fidèle à sa réputation de provocateur, le cinéaste n’hésite pas à choquer. Pari réussi ou grosse arnaque?

Dans Enter The Void, Gaspar Noé nous conte l’histoire d’Oscar, jeune dealer un peu pommé dans la jungle urbaine tokyoïte. A sa mort, ce dernier erre dans la ville telle une âme en peine, y observe sa sœur et ses proches.

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Je vis à New York, New-York U.S.A.

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Pour tout vous dire, le choix de cette semaine n’a pas été évident. Du coup, on a décidé de ne pas en faire et de sélectionner deux films, Greenberg et Lenny and the Kids qui présentent deux facettes bien différentes du cinéma indépendant américain ou plutôt new-yorkais.

D’un côté Greenberg de Noah Baumbach, déjà auteur du très beau Les Berkman se séparent, et de l’autre Lenny and the Kids des frères Josh et Ben Safdie, petits chouchous de la quinzaine de la critique. On devait à Josh le superbe Pleasure of Being Robbed.

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On the road again

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Porté par un Gérard Depardieu des grands jours, Mammuth, quatrième film du tandem grolandais Gustave Kervern-Benoît Delépine nous offre un périple intimiste sur les très belles routes de la Charente-Maritime. Un road movie social et mélancolique à découvrir de toute urgence.

A l’écart d’une forêt de carcasses de barbaque, un homme lourd et las s’écroule sur une chaise. Pour lui, ce n’est pas la fin de la journée, mais celle d’une première vie abrutissante dont il n’avait même pas conscience. Il faut le dire, Serge Pilardosse est plutôt con, mais un con qui a encore beaucoup de choses à découvrir.

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I need a Dollar

HBO
HBO

Cette semaine, pas grand-chose à se mettre sous la dent au ciné. Du coup, on va pouvoir parler d’un petit bijou de comédie made in HBO, « How To Make It In America », conte caustique et jubilatoire sur la vie de deux potes, un peu losers sur les bords, essayant de s’en sortir dans la jungle new-yorkaise.

A New-York, ça se passe comme à Paris ou partout dans le monde. Quand on est jeune, pas forcément ultra diplômé, mais plutôt débrouillard et créatif, on cherche, crise oblige, à s’en sortir par tous les moyens, à exploiter les petites combines, tout ça pour atteindre un but des plus ambitieux : payer le loyer. Se loger, certes, mais aussi réaliser ses rêves…

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A bout de souffle

Ajami

A la croisée du film de gangsters et de la fresque israélo-palestinienne, Ajami, premier film de la doublette Yaron Shani-Scandar Copti éblouit par sa violence sourde, et la justesse de son propos. A découvrir de toute urgence.

Les mains dans le cambouis, un jeune homme change le pneu d’une voiture ; soudain deux hommes sur un scooter cachés derrière leurs casques surgissent du néant et lui tirent dessus. Le quartier, calme jusqu’alors, se réveille et on a l’impression d’être dans une scène de fin du monde. C’est sur cette séquence choc, que s’ouvre Ajami.

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Pablo

Membre depuis le 26/03/10

Pigiste à temps plein et fan des frères Lumière à mes heures perdues, je ferai un petit tour de l'actualité de tous les types d'écrans, car du petit au grand, il n'y a souvent qu'un pas que je franchirai allègrement, selon l'humeur du jour.

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